Pourquoi une approche « naturelle » de l’éducation ?

Une approche dite « naturelle » de l’éducation est, en soi, très large. Naturelle, oui… mais de quelle manière ?

Quand j’ai eu mon premier enfant, j’étais très jeune (même pas 25 ans !) et je n’y connaissais absolument rien en matière d’éducation. À vrai dire, je n’étais même pas dans l’enseignement. Au fil des années, les quelques problématiques rencontrées en crèche par ma fille se sont transformées en difficultés plus importantes à l’école. J’ai alors eu l’impression de porter une étiquette invisible sur le front, quelque chose qui ressemblait à : « ne sait pas gérer son enfant ».

Après quelques rendez-vous, diagnostics, et un rein et demi abandonné au passage, je passais mes soirées à me documenter sur ce fameux Haut Potentiel Intellectuel, dont je n’avais jamais entendu parler auparavant. Il y a dix ans, ce n’était pas un terme très répandu, et il fallait effectuer de longues recherches pour en comprendre les enjeux.

C’est ainsi que tout a commencé.

Au fil des mois, puis des années, je me suis formée le soir après le travail, grâce à YouTube et à de nombreux livres, sur la psychologie de l’enfant ainsi que sur les différentes méthodes et pédagogies existantes. Mon objectif était simple : soutenir ma fille dans ce passage particulièrement difficile qu’était, pour elle, la maternelle. En parallèle, je me suis également intéressée à la nutrition. J’ai découvert que l’alimentation jouait un rôle essentiel, notamment dans les apprentissages et la gestion des émotions.

Au fur et à mesure des années, avec un confinement covid au milieu pour pouvoir mettre à profit mes connaissances théoriques, je me rendais compte que non seulement je pouvais adapter les exercices très scolaires de l’école à ma fille afin qu’elle puisse apprendre au même rythme que les autres (elle refusait de travailler en classe, au bord de la phobie scolaire), mais que cette remédiation était très facile à mettre en place. Le tout, saupoudré d’une alimentation de plus en plus adaptée à ses besoins — en commençant par éliminer les produits ultra-transformés (bye bye les gâteaux industriels !) — et j’ai vu ma fille littéralement changer sous mes yeux, en très peu de temps.

Aujourd’hui, le sommeil de mes enfants est respecté, l’alimentation est contrôlée, et nous passons beaucoup de temps en extérieur (dès que le soleil est de la partie). Les enfants sont plus reposés, tombent très rarement malades et nous pouvons vivre à notre propre rythme : l’hiver, nous avons tendance à nous lever un peu plus tard, en attendant la lumière du jour ; l’été, nous pouvons commencer à travailler très tôt pour ensuite profiter pleinement de l’extérieur.

De plus, mes aînées ont pu s’inscrire à plusieurs activités sportives, ce qui aurait été bien plus compliqué avec un rythme école-devoirs classique, en particulier avec une première rentrée en 6ᵉ.

C’est cela, pour moi, une approche naturelle de l’éducation : une éducation qui respecte le rythme de l’enfant dans toutes ses dimensions — rythme biologique, rythme d’apprentissage, spécificités individuelles (troubles dys, TDAH, HPI, etc.) — mais aussi son environnement : le temps passé dehors, l’alimentation, le mouvement, et le respect de ce qu’il est profondément.

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