Démarrer l’IEF en CP en douceur

Ma plus petite démarre sa première année en IEF en CP.

Sachant déjà reconnaître un bon nombre de graphèmes (= sons) depuis la maternelle, nous y sommes allés tranquillement à la rentrée, le temps qu’elle prenne ses marques dans le fait de “travailler” à la maison.

Aucune pression sur les horaires, sur la quantité de travail ou sur des tâches précises à réaliser. La plupart du temps, je lui proposais simplement un choix d’activités… et elle choisissait. Quand elle en avait marre, nous arrêtions, et elle retournait vaquer à ses occupations.

Quand l’envie d’apprendre vient de l’enfant

Au fil des semaines, un vrai changement s’est opéré.

Non seulement elle est devenue demandeuse de ces temps d’apprentissage (il lui arrivait même de commencer seule à la table de la cuisine), mais les temps de travail effectif se sont considérablement allongés.

Aujourd’hui, je suis parfois obligée de lui dire que nous arrêtons, car elle fatigue et n’est plus vraiment productive.

Nous travaillons désormais entre 1h30 et 2h chaque matin, 4 fois par semaine.
Et en plus de cela, elle lit seule des livres niveau CP en dehors de ces temps formels, ce qui lui permet de continuer à progresser naturellement.

Mon conseil si votre enfant ne lit pas seul

Un seul conseil : pas de panique.

Si votre enfant ne lit pas spontanément en dehors des temps d’apprentissage, c’est tout à fait normal à cet âge. Vous pouvez simplement proposer de petits moments de lecture en dehors du temps “d’instruction”, ensemble.

Un livre à son niveau de lecture est idéal, mais n’importe quel livre peut faire l’affaire. L’objectif est la régularité, pas la durée.

Inutile de lire 15 à 20 minutes d’un coup ! En CP, lire quelques phrases régulièrement, par-ci par-là, est souvent bien plus efficace.

Notre organisation : le formel le matin, la vie l’après-midi

Chez nous, le travail formel se fait uniquement le matin. J’y mets un point d’honneur, et je n’oblige personne à travailler l’après-midi.

Le matin, les enfants sont plus concentrés, plus attentifs — bref, leur capacité d’attention est à son maximum.

Les après-midis sont consacrés à autre chose : jeux dehors avec ses sœurs, promenades, visites, jeux libres… Tout ce qui nourrit l’enfant autrement que par le formel.

Ses grandes sœurs travaillant souvent l’histoire, la géographie ou les sciences l’après-midi, elle peut parfois se greffer à nos activités. J’adapte alors le support pour elle… mais il n’y a jamais rien d’obligatoire.

Pas d’horaires stricts, pas de pression, et pourtant… de vrais progrès : voilà à quoi ressemble son CP en IEF.

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