Manuels et outils CP en français
En IEF, choisir ses outils peut sembler vertigineux… surtout pour une rentrée comme le CP. Alors voici simplement ceux qui ont fonctionné chez nous.
Nous avons fait le choix de développer d’abord la lecture et le geste graphique (pour préparer l’écriture), avant de passer à des notions plus complexes comme la grammaire.
Lecture
Pour la lecture, nous avons choisi la méthode APILI.
C’est une méthode syllabique développée par un orthophoniste belge il y a déjà quelques années. Elle est très simple, progressive, et basée sur l’humour : on y suit des enfants qui font des bêtises, ce qui plaît beaucoup.
Nous avions déjà utilisé cette méthode avec nos aînées lorsqu’elle venait de sortir. Je m’en suis également servie en soutien scolaire en primaire ainsi qu’en classe ULIS. Bref… je ne peux que recommander !

Vous trouverez le lien vers cette méthode ici.
Nous suivons le manuel dans l’ordre, tout simplement. Nous lisons environ une page par jour, parfois deux si la première était courte ou si ma fille est particulièrement motivée. Lorsque la lecture de mots ou de phrases a été difficile, nous arrêtons et reprenons les mêmes pages le jour suivant.
A noter que notre fille a été initiée tôt au son des lettres – j’en parle dans un autre article.
Les cartes de lecture APILI
Pour enrichir ces temps de lecture, nous avons complété avec les jeux de cartes APILI.
Le principe est simple : l’enfant lit la phrase inscrite sur sa carte et doit retrouver l’image correspondante. Simple et efficace !
Les cartes peuvent être utilisées en autonomie : elles sont autocorrectives et reprennent les personnages du manuel, ce qui plaît énormément aux enfants.

Lien vers les cartes ici
Geste graphique et écriture
Concernant l’écriture, nous avons d’abord repris le graphisme, comme en maternelle, car notre fille en avait vraiment besoin.
Étant de fin d’année, elle n’a jamais été très attirée par l’écriture en cursive. Nous n’avons donc rien forcé. J’ai simplement cherché des fiches en tapant “graphisme maternelle” sur internet, et elle choisissait ses modèles. Cela lui a permis d’affiner son geste tranquillement.
Elle réalisait environ un graphisme par jour, 4 fois par semaine (ce point était non négociable). Elle pouvait utiliser des crayons de couleur ou des stylos colorés que je lui avais achetés pour l’occasion.
En revanche, pas de feutres : leur mine trop épaisse n’aide pas à muscler les doigts ni à affiner le geste.
Petit à petit, je lui ai proposé d’écrire la date en haut de ses graphismes (avec modèle), puis son prénom, etc. Progressivement, nous sommes passés à des lignes pour s’entraîner à tracer correctement les lettres en cursive.
Le cahier d’écriture
Pour les premières écritures, nous avons choisi Mon petit cahier d’écriture – Lignage Robin 3 mm des éditions Magnard.
L’avantage de ces cahiers est qu’ils existent en version vierge, mais aussi en version avec exercices et mots pré-écrits, dès la maternelle. Les interlignes sont adaptées aux débuts de l’écriture (donc plus larges), et la collection est progressive : les interlignes diminuent petit à petit jusqu’à arriver au lignage classique, jusqu’en CE2.
Je recommande aussi le travail de Célia Cheynel, graphopédagogue et formatrice en écriture, qui a participé à l’élaboration de ces cahiers.

Lien vers le cahier d’écriture ICI.
Ma fille trouvant encore l’écriture trop fastidieuse et peu motivante, mais adorant son manuel APILI, nous sommes finalement passés au manuel d’orthographe APILI.
Et oui, c’est aussi ça l’avantage de l’IEF : on peut changer de support du jour au lendemain pour s’adapter à son enfant.
Ce manuel est très bien conçu, fait le lien avec les lectures, et a beaucoup motivé notre fille à écrire. Il introduit naturellement la phrase, le nom, l’article… bref, des bases de grammaire conformes aux attendus du CP, de manière fluide.
Il existe deux volumes. Nous utilisons actuellement le premier ; je vous tiendrai au courant si nous passons au second. La gamme APILI propose également un cahier d’écriture que je n’ai pas testé personnellement, mais il est tout à fait possible d’utiliser l’ensemble de la méthode.

Lien vers le manuel d’orthographe ICI
Au final, au-delà des méthodes et des supports, les meilleurs outils restent ceux qui respectent le rythme et l’élan naturel de l’enfant. Ce sont eux qui rendent les apprentissages plus simples, plus fluides… et surtout plus durables.
L’essentiel est que l’enfant s’y sente à l’aise, mais aussi que le parent instructeur se sente en confiance pour l’accompagner. N’hésitons pas à utiliser les outils qui nous parlent vraiment : ce sont souvent ceux que l’on transmet le mieux.